En attendant le public

J’aime arriver sur place trois ou quatre heures avant le début du spectacle. Ces instants me rassurent et me permettent de m’imprégner de l’énergie du lieu.

Étrangement, ce n’est pas le public qui me stresse – jouer devant 400 personnes me laisse assez serein – mais les imprévus : un retard à l’arrivée, des balances qui coincent… Voilà ce qui me fait vraiment battre le cœur un peu plus vite.

Alors j’arrive tôt.

Je discute avec notre régisseur, je m’assure que le chanteur que j’accompagne est à l’aise, je prépare la table pour la dédicace, j’accroche au dos de ma contrebasse la liste des chansons, je donne un dernier coup d’accordage aux instruments…

Les choses à faire ne manquent pas. 😅

À quelques minutes de l’entrée en scène, un dernier point.

Puis nous nous avançons jusqu’au rideau.

J’aime ces instants suspendus : entendre les pas et les voix qui cherchent leur siège, sentir le souffle de la salle avant qu’elle ne s’anime. Ce sont des moments bénis, qui nous mettent en condition.

Les sièges seront bientôt tous pris. La magie va opérer.

L’organisateur fait son discours habituel. On l’entend à peine, absorbés par nos propres rituels.

Une dernière vérification des tenues – les braguettes sont toutes fermées ! – et nous voilà prêts.

Le rideau s’ouvre… et tout commence.

Photos : Benoit Dupuy

One Reply to “En attendant le public”

  1. Instants précieux de concentration ! Pouvoir se préparer au bonheur, quelle chance avons nous de faire ce métier !
    La bise mon Laurent.

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